

Programme du Colloque sur la réparation du crime de génocide
organisé par l’Association Ibuka France en partenariat avec l’Union des Étudiants Juifs de France à l’Institut d’études politiques de Paris
Le Samedi 14 juin 2008 de 10 à 17h00
Sciences Po Paris, Amphithéâtre Leroy-Beaulieu
27, rue Saint-Guillaume 75007 Paris
Métro : Saint-Germain-des-Prés (Ligne 4)
10 – 11h : Un crime aux effets multiples
Le génocide est un crime qui affecte la victime dans tout son être et met en jeu des responsabilités multiples (individus, institutions, Etat et communauté internationale). Nous allons tenter de mettre en exergue les différentes formes de réparations envisageables et les attentes des rescapés afin d’aboutir à des propositions de solutions nécessaires et adéquates :
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Quand le crime défie la réparation : par Marie-Odile Godard, Psychanalyste, Maître de conférences à Amiens, chargée de mission pour IBUKA/Médecins du Monde
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En quoi le déni empêche la réparation des victimes, par Serge Farnel, journaliste
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Le point de vue du rescapé, ce qu’il ressent, ce qu’il demande par Alain Ngirinshuti, rescapé du génocide des Tutsi et Vice-président d’Ibuka-France
11h-12h : La réparation des préjudices
Les victimes du génocide sont d’abord des humains auxquels les tueurs enlèvent la vie. Mais ce sont aussi leurs biens, qui sont pillés, détruits, privant les rescapés de ce qui peut les reconstruire et des liens subsistants avec leurs parents disparus. L’accaparement ou la destruction du patrimoine est une forme de négation du passé englouti dans les massacres. Il y a une relation entre la mémoire et la réparation, entre le négationnisme et l’appropriation indue des biens ou des œuvres des victimes par les bourreaux et leurs proches. Nous allons ici questionner le rôle de l’ Etat où le crime a été commis et son rôle dans le processus de réparation.
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L’espace idéal de réparation, par Janine Altounian, germaniste, collabore aux traductions des œuvres de Freud, auteur de « La survivante, traduire le trauma collectif », Paris, Dunod, 2000
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Le cas de la Shoah : histoire de la réparation allemande et son impact sur la mémoire, par Nicolas Zomersztajn, Directeur de publication de la revue Regards, publication du centre communautaire laïc juif de Belgique.
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Les juridictions rwandaises et la réparation : ce qu’elles prévoient, par Jariel Rutaremara, ancien Magistrat au Rwanda, il a participé aux premiers jugements des responsables du génocide.
14h00-15h00 : La guérison de l’individu
La reconstruction des rescapés passe indéniablement par la justice qui lui reconnaît son statut de victime et fournit les armes contre la négation.
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La confusion du temps (Régine Waintrater, Psychanalyste et thérapeute, Maître de conférences à Paris VII, auteur de « Sortir du génocide, Témoigner pour réapprendre à vivre », Payot, 2003
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Reconnaissance du rescapé : vers une reconstruction psychique ? par Amélie Mutarabayire Schafer, Psychothérapeute, chargée de mission pour IBUKA/Médecins du Monde)
15h00-15h20 : De la ré-humanisation des morts, par Jacques Sémelin, Professeur à Sciences Po et auteur de « Purifier, Détruire. Usages politiques des massacres et génocide », Le Seuil, 2005
15h20-16h00 : De la communauté internationale
Si ce sont les individus qui donnent la mort, pillent les maisons et dépouillent les victimes jusqu’à leurs vêtements, l’Etat est le premier responsable. Le génocide est un crime d’Etat. Mais pas seulement l’Etat dans lequel le crime a été commis. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, suite à l’indignation suscitée par la Shoah, la communauté internationale a pris l’engagement de prévenir et de réprimer les crimes de génocides. Cet engagement crée un devoir à réparation lorsqu’un génocide advient, notamment en présence des Forces des Nations Unies
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Justice et communauté internationale, avancée et limites ? par Antoine Garapon, docteur en droit, secrétaire général de l’Institut des Hautes Etudes sur la Justice, auteur de l’ouvrage « Peut-on réparer l’histoire ? Colonisation, esclavage, Shoah » O. Jacob, 2008
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France/Rwanda, ce qui devrait être réparé, par Vincent Hugeux, journaliste/ Reporter, auteur de plusieurs articles sur le Rwanda entre 1990 et 1994 notamment. (L’Express)
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Le rôle du politique : par Jacky Mamou, Médecin pédiatre, ancien Président de Médecins du Monde, Président du collectif Urgence Darfour
16h-17h : Conclusion : Quel projet en matière de réparation pour les victimes du génocide des Tutsi?
Contact:
Marcel Kabanda, Président d’ Ibuka France
Mail: marcelkabanda@orange.fr
Tél: 06-59-18-51-65
Alain Kaisermann, Directeur Exécutif de l’UEJF
Mail: alain.kaisermann@uejf.org
Tél.: 01-55-07-58-18
bonjour chez vous,
Félicitations et courage pour tout ce que vous faites dans ce pays là.
F Gatayija.